Paris, le 12 juin 2018

Pour faire face aux surcoûts du Grand Paris Express, dont la facture a complètement dérapé en passant de 25 milliards à 38 milliards d’euros ( 52 %), le rapport « Gilles Carrez » qui doit être prochainement publié a pour ambition de trouver de nouvelles sources de financement

Au regard des premières propositions qui émergent et de son audition par Gilles Carrez, le MEDEF Paris fait état de sa grande perplexité et de la vive inquiétude des entreprises à subir une salve de nouvelles taxes pour prélever 250 millions d’euros supplémentaires par an.

En effet, il est surtout envisagé :

  • Une taxe sur les bureaux en zone dense (notamment Paris et les Hauts-de-Seine, en raison de la valorisation foncière très forte)
  • Une taxe de séjour sur les touristes

Jean-Louis SCHILANSKY, Président du MEDEF Paris et porte-parole du MEDEF Grand Paris : « Les entreprises financent déjà très largement le transport des Franciliens et contribuent aux investissements des infrastructures non seulement par des taxes affectées et mais aussi par une augmentation du versement transport. Elles contribuent également au fonctionnement de la Société du Grand Paris à hauteur de 500 millions d’euros par an*. Les entreprises n’ont pas à payer la mauvaise gestion du projet par la puissance publique. Ces nouvelles taxes reviennent à une augmentation de la fiscalité sur la production. Elles pénaliseront les entreprises du Grand Paris avec une répercussion inévitable sur leurs clients. Nous souhaiterions que l’inventivité des pouvoirs publics pour les taxes se concentre plutôt sur d’autres solutions de financement ».

*Contribution des entreprises à la Société du Grand Paris :  taxe sur la création de bureaux (320 M), taxe d’équipement indexée sur les valeurs locatives (117 M) et imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (66 M).

LES PROPOSITIONS du MEDEF Paris pour le financement du Grand Paris Express

pour le financement du Grand Paris Express, le MEDEF Paris propose des pistes alternatives en capacité de fédérer les entreprises tout en donnant une dimension internationale au projet. Ces mesures ont été adressées à Gilles Carrez dans le cadre de son rapport.

  1. Faire appel aux investisseurs étrangers qui se sont toujours montrés intéressés par les projets du Grand Paris. Dans un projet d’envergure internationale et dans la compétition des grandes capitales mondiales, ces investissements contribueront à renforcer l’attractivité économique de la place parisienne.
  1. Recourir à un partenariat public-privé (PPP) sous la forme d’une société d’économie mixte à opération unique (SEMOP). C’est ainsi intéresser les entreprises dans la réussite opérationnelle et économique du projet.
  1. Créer un « fonds infrastructures » sur le modèle du « fonds pour l’innovation » par le transfert des actifs de l’Etat issus de la cession de ses actifs dans « Groupe ADP » ; ce qui pourrait représenter un fonds doté de 8 milliards d’euros.
  1. Revoir le modèle économique de la SGP et gérer le projet comme en entreprise. Le dérapage budgétaire du Grand Paris Express n’aurait pas pu se produire en entreprise où des procédures spéciales sont établies pour la gestion de projet. Il est donc indispensable d’établir des seuils avec des autorisations de dépassement limitées, la demande d’autorisations spéciales pour des dépenses supplémentaires qui doivent être justifiées et des sanctions en cas de mauvaise gestion.

 

A propos du MEDEF Paris

Le MEDEF Paris est l’organisation territoriale du MEDEF à Paris. Il rassemble plus de 20 fédérations professionnelles et plus d’un millier de dirigeants d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs. Il mène deux actions : représenter et défendre les intérêts de toutes les entreprises de Paris au plan local et national ; informer, accompagner et mettre en relations ses adhérents.

 

Contacts presse

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