Les chiffres du chômage de ce jour ne peuvent que nous interpeller.

Le recul à confirmer du nombre de chômeurs souligne trois problèmes structurels de notre économie :
 
1/ L’inadéquation relative de la formation des jeunes aux métiers demandés. La survalorisation des filières longues dans des domaines parfois peu demandés, et la sous-valorisation des filières professionnelles qui conduisent pourtant à des emplois durables et à des compétences reconnues est une véritable faiblesse du système français. Il faut à cet égard souligner et saluer l’excellence française des métiers qui s’est traduite par 12 médailles (dont 5 d’or) lors des compétitions Worldskills de la semaine dernière. Valorisons comme il se doit la réussite de ces jeunes qui portent haut l’excellence française ! La relance de l’apprentissage est donc une nécessité et le Medef s’impliquera sans réserve dans la concertation à venir.
 
2/ L’absence de formation des chômeurs aux compétences reconnues et utiles pour les entreprises. Il faut pour cela privilégier désormais la qualité des formations proposées aux chômeurs sur la quantité. Les entreprises participeront à cet effort de formation, mais il conviendra également de continuer à former les salariés pour développer leur employabilité. Là encore, le Medef participera activement à la négociation qui va s’ouvrir. 
 
3/ Un accompagnement et un contrôle des chômeurs insuffisant. Il convient de contrôler pour mieux accompagner les personnes qui en ont véritablement besoin, et d’inciter celles qui le peuvent à reprendre rapidement un emploi. L’absence de contrôle est une des faiblesses forte de notre système d’assurance chômage. Que celui-ci soit quotidien, hebdomadaire ou mensuel dépendra des objectifs que nous nous assignerons.
 
Pour Pierre Gattaz, président du Medef : « Nous sommes dans une situation paradoxale avec une activité qui reprend, des difficultés de recrutement, et un recul encore relatif du nombre de chômeurs. Cela doit nous interpeller. Nous devons travailler sur la réforme de l’apprentissage, de la formation professionnelle et de l’assurance chômage. Soyons pragmatiques dans notre lutte contre le chômage – profitons du vent d’optimisme et de confiance qui souffle actuellement ! »